Conversation .01 – Christophe Ponsart

Bienvenue dans une nouvelle série d’articles ! J’ai eu envie de mettre en lumière des lecteurs et des auteurs afin qu’ils apportent leur point de vue, ressentis et astuces. De quoi te donner des idées, t’inspirer et surtout découvrir de nouveaux univers. Pour ouvrir le bal, l’auteur & blogueur littéraire Christophe Ponsart a très gentiment accepté de se prêter au jeu.

Vous pouvez retrouver les actualités de Chris sur son compte auteur Instagram et découvrir son tout premier roman ici.

Bonjour Chris ! Merci d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions pour Audace des mots. On commence facile, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Très curieux de nature, avec énormément de passions (Art, jeux-vidéos, Histoire, cinéma, les rêves, la nature, l’espace, la culture celtique, asiatique…), c’est dans l’écriture que je me suis très vite lancé pour satisfaire mon imaginaire. J’ai écrit dans plusieurs styles sur des nouvelles avant de me lancer dans mon genre de prédilection.

Bien sûr !
Je m’appelle Christophe Ponsart, je vais sur mes trente ans, déjà !
Je suis plongé dans la lecture depuis mes quinze ans. J’ai commencé tardivement, donc ! J’ai créé un Blog en 2016 sur WordPress et un compte Instagram à peu près au même moment. J’y parle de mes lectures et d’autres choses.

À ce jour, j’ai sorti un roman, qui en amènera sans doute d’autres ! 🙂

Quel est ton roman préféré et ton genre littéraire de prédilection ?

Difficile de répondre sur le « roman préféré ». Mon classique préféré est sans conteste « Le comte de Monte-Cristo » d’Alexandre DUMAS. Un monument de la littérature, un des premiers romans « thrillers » par son aspect vengeance. J’adore ce livre, qui se révèle très inspirant.

Mon genre littéraire favori est le thriller. Je me complais dans ce genre, car il apporte tout ce qu’on aime : de l’action, des sensations, des sentiments, un malaise (souvent), on apprend un tas de choses (car régulièrement ponctué de culture G), des personnages contrastés, des ambiances sombres…
Le genre révèle mes romans préférés, tant il est difficile d’y mettre un titre ou un nom.

Tu es un lecteur assidu (ton compte Instagram Chris Pleack en atteste), quels sont les détails et les aspects que tu aimes retrouver dans un roman ? Et au contraire, qu’est-ce qui t’agace le plus dans les intrigues que tu lis ?

Ce que je préfère dans un thriller, c’est sans doute les personnages. La force avec laquelle ils peuvent puiser certaines ressources, tant physiques que psychologiques. J’aime les personnages gris, ni noir ni blanc, ceux avec une faiblesse et des forces, ceux qui nous montrent que même lorsque tout est sombre et dénué de lumière, ils peuvent faire preuve d’un incroyable courage.

J’aime donc ces personnages qui jouent avec nos émotions, qui sont à la fois tranchants et héroïques, courageux, téméraires mais qui possèdent certaines failles.

Je suis friand des retournements de situation, crédibles. Certains auteurs font dans la surenchère, je pense à Fitzek notamment, qui lorsqu’il se montre crédible, est tout à fait fascinant, mais dans l’excès ça en devient terriblement décevant. Les bons retournements mettent de bonnes claques. C’est admirable.

Ce que j’ai du mal dans les intrigues policières, ce sont les amourettes. Certes, je sais que ça peut libérer l’esprit de s’enticher lorsque tout va mal. Pourtant, j’ai du mal à le conceptualiser dans une intrigue et y voir l’intérêt.

Mais je suis bon public, je ne vais pas non plus en faire un fromage. Chacun mélange sa pitance comme il le souhaite, et y met les ingrédients qu’il veut.

Le premier conseil que l’on donne aux auteurs est de lire encore et encore. Qu’est-ce que cela apporte à l’écrivain qui est en toi ?

Je ne dirais pas que cela m’apporte de l’imaginaire. Ce dernier est présent et j’espère, pour moi, qu’il le restera longtemps. Y avoir accès me permet de m’évader plus facilement. Je suis un grand rêveur, et des idées peuvent venir n’importe où.
Cependant, la lecture me permet de comprendre l’essence même d’un roman. Son fonctionnement, la façon de construire des phrases, ce qu’il se dit, l’essentiel, son essence. Ça m’aide en ce sens, à peaufiner mon propre style et m’améliorer.

Mais c’est surtout par le plaisir que l’on ressent à s’épanouir au sein d’une histoire que la lecture se révèle essentielle. Quel pied c’est de ressentir autant d’émotions avec plusieurs centaines de mots !

Quel a été le déclic pour débuter l’écriture de ton premier roman, « Obsessions » ?

Aussi bizarre que ça puisse paraître, bien que les idées étaient là, écrire un roman me paraissait insurmontable. J’écrivais des nouvelles et l’exercice me rassurait. On part avec un personnage, un petit fil conducteur et on arrive sur une chute : c’est terminé.

Le roman, dans ma tête et dans ce que je lisais, c’est plus de personnages, mélanger les intrigues, c’est plus complexe. Et tout ça était trop tortueux dans mon esprit pour pouvoir le démêler.

Dans ma vie, ça n’allait pas fort. J’étais dans une très mauvaise phase, seul chez moi, sans ordinateur. Et la flamme s’est allumée à la suite d’une longue discussion par message avec une collègue autrice, Johanna MARINES. Elle a su trouver les mots qui ont raisonné quelques jours en moi, avant que je me lance.
J’ai repris une nouvelle que j’avais écrite, où un personnage continuait de me parler. Sur mon téléphone portable, j’ai écrit les premiers mots, hésitant. Puis un début d’histoire est né. Près de deux mois plus tard, 86 000 mots étaient écrits et mon premier roman était né. Une révélation !

Quelles sont tes principales sources d’inspirations ? Comment luttes-tu contre la fameuse panne d’inspiration ?

Comme dit plus haut, je trouve l’inspiration partout. Ça peut être en lisant un article, en regardant au-dehors, sous la douche à réfléchir… L’inspiration est partout. Je peux te citer deux exemples :

  • En rentrant chez moi lors d’un trajet en bus, je regardais un nuage, qui avait une couleur bizarre. Je me suis imaginé aller à sa hauteur, et de là, j’ai imaginé un résumé de roman SF avec des prisonniers dans un vaisseau qui doivent faire un voyage « mortel » vers une planète lointaine.
  • Sur l’autoroute lors d’un covoiturage, j’ai imaginé un accident. La femme victime de l’accident avait une fausse identité et de lourds secrets. Il y a un pan d’histoire autour des réseaux sociaux et de l’usurpation d’identité.

Deux exemples qui te montrent que je peux avoir des idées partout, à des moments anodins, souvent.

Pour la panne d’inspiration, c’est compliqué. En temps normal, je n’ai pas de souci avec la page blanche. C’est comme un peintre, la toile est blanche avant qu’il se mette à peindre. Nous autre auteur, on y met les mots, qu’importe le nombre.

Mais avec les confinements et les restrictions de liberté, la donne a changé. J’ai un peu plus de mal à l’appréhender et j’ai des journées sans écrire. Après, je veux prendre le temps pour ce second roman et je le prendrais 🙂

Tu es l’auteur d’un roman publié aux éditions Heartless, comment as-tu vécu cette aventure ?

Plutôt bien ! Bien qu’à ce jour, le nombre de ventes n’est pas terrible, je ne désespère pas qu’il marche un peu plus ! Les lecteurs l’ayant lu sont assez satisfaits et attendent tous le prochain avec hâte, ce qui me fait vraiment plaisir. Le roman n’est évidemment pas parfait, j’en suis conscient et je travaille sur mes faiblesses !

Comme je l’ai dit plus tôt, je dois encore faire des efforts sur mon style, dans la construction de mes phrases. Garder l’essentiel et supprimer le superflu.

Je dois également faire un peu plus de promotion dessus. Un ami, Thomas, me l’a récemment conseillé et je l’en remercie.

Comment gères-tu la critique ?

J’ai parfois du mal à les lire, mais j’apprends à le faire, car ça fait partie du métier, mais également de la vie. On se doit de comprendre. Tant que ça reste constructif, tout est bon à prendre. Je ne dis pas que c’est évident. Prenons l’exemple d’un parent qui se voit critiqué sur l’éducation de son fils. C’est déroutant. Nos livres sont nos enfants.
Mais c’est également important de faire la part des choses. Récemment, une lectrice m’a dit qu’elle avait beaucoup aimé le roman, bien que pointant des défauts assez flagrants (des tournures de phrases, des choses non essentielles et un personnage principal pas à la hauteur). Au départ, j’ai eu du mal à comprendre ce qu’elle avait aimé dans le roman, mais j’ai mis ma fierté de côté et j’ai identifié les faiblesses, pris en compte l’avis et j’ai pu en discuter avec elle. Je suis content de l’avoir fait et je vais pouvoir travailler en ce sens.

Chaque auteur est différent et fait sa popote. Une journée dans la peau de Christophe Ponsart l’écrivain, ça donne quoi ?

C’est difficile, je n’imagine personne dans mon cas. Déjà, parce que depuis ma première expérience sur mon téléphone portable, je continue d’écrire sur ce support. J’utilise seulement l’ordinateur pour les relectures. Et encore, ça me bouffe les yeux !

C’est souvent au réveil, le matin, allongé. Tout dépend l’heure que j’y prends, mais n’ayant pas de travail actuellement, je prends ma matinée. L’après-midi, c’est recherches ou activités personnelles. Le soir, loisir.

Je te laisse le mot de la fin. Quel message voudrais-tu faire passer aux personnes qui veulent se lancer dans l’écriture d’un roman ?

Je te remercie déjà pour cette mise en avant ! Je suis content d’être le premier. Merci également pour ton travail sur ma nouvelle.

Pour les personnes souhaitant se lancer dans l’écriture : écoutez-vous, croyez en vous. Vous êtes votre premier public. Ne crachez pas sur ce que vous faites. Faites-le lire autour de vous.
Vous connaissez le livre de Gusteau dans « Ratatouille » : « tout le monde peut cuisiner ». Je vous avoue qu’en croyant fort en ce que vous faites, en vos rêves, il en va de même pour l’écriture.
Regardez Olivier Norek, d’une épreuve écrite désastreuse en français à un auteur primé d’une nouvelle et de plusieurs romans ensuite. Regardez Bernard Minier, dont le premier roman a dormi plus de vingt ans dans les tiroirs, avant qu’on ne lui dise de le reprendre et que sorte Glacé un an plus tard. Les exemples ne manquent pas. Je ne dis pas que le chemin n’est pas difficile à parcourir, mais il en vaut 1.000 fois la chandelle. C’est un très bon sentiment que d’écrire. Que ce soit pour soi, comme pour un public !


J’espère que ce nouveau rendez-vous t’a plu,

Prends soin de toi et à très vite,

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